Bye Bye Acropolis

 

Traitant de la crise économique grecque, Acropolis Bye Bye, se présente comme un rêve mélancolique. Les forces oniriques s’approprient l’Histoire collective, donnant une nouvelle vie à Œdipe qui ne veut plus devenir le roi d’une cité vouée à disparaître, rongée par l’artifice et administrée par des tulipomanes.

Acropolis Bye Bye est la réécriture d’un mythe grec, celui d’Œdipe, et d’un autre mythe, économique celui-là, emprunté au XVIIe siècle hollandais, qui provoqua une crise spéculative sur le commerce des tulipes et ravagea le cœur des hommes et leurs cités.

Dans ce contexte d’« inflation florale », le film met en scène un Œdipe qui ne veut absolument plus être roi et la disparition de sa belle Acropolis devenue ici un personnage singulier…

L’histoire d’un amour fou au goût de moussaka surgelée. Ou comment sauver un souvenir grec quand sa forme n’est plus qu’artifice, simple spectacle, objet de consommation dévalué ?

Film : 19 min, HD, 16/9, 2017.

Focusing on the Greek crisis, Acropolis Bye Bye appears as a melancholic dream. Oneiric forces hijack collective history and we see the birth of a new Œdipus who no longer wants to become ruler of a kingdom destined to disappear, eroded by gimmickry and run by tulip fanatics.

Acropolis Bye Bye is the rewriting of a Greek myth, Œdipus, and of another myth — this one economic — from 17th century Holland: a myth that created a speculative crisis within the tulip market and devastated men’s hearts and their cities.

Before this backdrop of « floral inflation », the film presents an Œdipus who refuses to become king and the demise of his beloved Acropolis, who has become a very strange character.

A doomed love story with a flavour of frozen moussaka, Acropolis Bye Bye asks us: How do you conserve a Greek souvenir when its appearance is nothing but artifice, show or devalued consumer good?